Nota Bene.

Ce manifeste est une compilation de nos jérémiades de femmes que mon amie Irène m’a livré en urgence aujourd’hui et que je vous fais partager pour nous détendre en cet été stupide et crispé.

Stop au terrorisme féminin qui porte pendant neuf mois et qui souvent ne veut pas lâcher l'affaire après, car l'homme ne fait pas "comme il faut". Souvent l'homme ne trouve plus sa place, alors il s'éloigne.

L'homme est un chasseur, c'est comme ça, il part chercher le gibier pour nourrir sa tribu et offrir des tulipes fâchées et des Louboutins.

L'homme ne fait plus attention, car il a été très mal élevé par sa mère, du non baissé de lunettes des chiottes aux chaussettes en boule, on a pris soin de lui, on ne l'a pas habitué à avoir conscience des détails.

L'homme ne fait plus attention à sa femme, car elle est préoccupée par sa nichée, qui elle a réellement besoin d'elle nuit et jour.

On ne fait pas les enfants à deux, on fait l'amour à deux et c'est la femme qui porte, l'homme lui attend.

Donner la vie, c'est bien au sens propre "la donner", elle n'appartient plus qu'aux nains à qui on l'a donnée ; ça s'appelle l'éducation et l'amour.

Le vulgaire Black B lui permet de prendre la température de sa femme quand il reçoit des scuds par texto, et de fuir lorsque le thermomètre explose.

L'homme ne fait pas comme si de rien était, il n'aime pas le conflit et il n'aime pas être enfermé.

La femme ne supporte pas l'homme tel qu'il est car ils n'ont fondamentalement pas du tout les mêmes priorités.

La femme veut toujours changer l'homme, rarement l'inverse.

L'homme doit supporter la mère que la femme est devenue, même s'il aimerait plus souvent retrouver sa femme après que les extra-terrestres soient couchés.

Les femmes ne disent jamais : comme il a changé depuis qu'il est devenu père !

La femme et l'homme ne sont ni libres, ni égaux dans leur vie de couple. Le couple c'est deux, lorsqu'il y en a un de plus, il n'y a plus de vie de couple, c'est une vie de famille.

La femme revendique car elle estime qu'elle a fait tout le boulot ; l'homme fait ce qu'il veut et quelques concessions qu'il estime acceptables pour avoir la paix.

Les femmes d'autrefois parlaient toujours de sacrifice à leur enfants, à leur mari, à leur famille ; les hommes d'autrefois mettaient leur chapeau et leur pardessus et partaient bosser la clope au bec.

Les femmes d'autrefois nous ont vissé dans le crâne ce sacrifice et c'est pour cela que nous sommes en rébellion.

Les femmes d'autrefois ont protégé leur fils, les pères d'autrefois n'intervenaient qu'après la puberté, pour que leur fils à nouveau deviennent des hommes.

Les hommes n'ont par conséquent pas eu vissé dans le crâne, la paternité.

Les hommes ont des bijoux de famille, les femmes ont des absentes...

Irène

Beyrouth le 24 août 2012