13 juin 2013

L’errance du citronnier

«  C’est un arrachement qui implique la mémoire, son noyau, son intégrité. C’est se détourner de soi. C’est se rendre à l’errance. Quitter sa terre. Quitter sa définition. » Nina Bouraoui Beyrouth, un jeudi matin à 7 heures 30. Une école quelque part dans les montagnes libanaises. Les voitures défilent comme à l’ordinaire dans un chaos d’une banalité terrifiante. Des hordes d’enfants aux cartables sanglés sur les épaules s’en éjectent et slaloment entre les carcasses des cylindrées luxueuses et les autres en état de... [Lire la suite]
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11 juin 2013

Dis pourquoi ?

" Je veux siroter mon verre de raki au bord du Bosphore, monsieur le ministre, où se trouve notre maison de famille et si possible au coucher du soleil."  Nedim Gürsel   L’influenza commencée fin décembre 2010 étend sa contamination. Une maladie contagieuse et incurable pour l’instant faute de vaccin à disposition. C’est au tour de la puissante et si inébranlable Turquie. Ses minarets ont le vertige et s’effondrent une à une sous l’effet des grenades lacrymogènes. Que s’est-t-il donc passé pour assister à un tel... [Lire la suite]
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04 juin 2013

Hommage à Bahaa l’homme de la fiera dell’est

    Ecrire et lire le chagrin à vif. Le chagrin urgent. Le chagrin état de choc. Le chagrin de l’amitié amputée. Le chagrin de la vie canaille. Le chagrin de cette chienne de vie infidèle. Le chagrin d’un rire envolé. Le chagrin de la vie à l’arrêt impitoyable. Le chagrin de l’injuste. Le chagrin d’une douleur inattendue. Bahaa, c’est l’ami d’adolescence de Pierre le Français, d’Elias le Libanais et Salah le Syrien. Quatre mousquetaires aux quatre cent coups. Aux fous rires insouciants. Aux discussions nocturnes... [Lire la suite]
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01 juin 2013

Et rien ne sera plus jamais comme avant

Il est venu ce matin ponctuel et fidèle accompagné de son fils. La tondeuse portée à bout de bras avec un autre acolyte. Des gestes automatiques et toujours un regard timide et pudique. J’ai passé une partie de la matinée à trier des habits devenus trop étroits. J’ai demandé aux enfants trop gâtés si ils étaient d’accord de céder leurs vélos abandonnés et rouillés faute d’espace disponible. Ils ont dit oui sans hésiter. J’ai rassemblé les chaussures à peine usées sur un bitume sans trottoirs. Alors, Abou Ahmad comment allons-nous... [Lire la suite]
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